>> Préfaces de Zazie et Nicolas Vanier, prologue d'André Dréan
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<< Un jour, il y a longtemps, l’Homme s’est mis debout et il a marché… Depuis, il n’a cessé d’inventer des moyens pour aller plus loin, plus vite... Qu’en est-il de l’Humanité ?
Ce livre est le carnet de route d’un homme qui, comme nous, vit dans ce monde qui semble porter plus d’intérêt aux résultats qu’aux chemins pour y arriver, ce monde qui nous formate et nous dicte une conduite à suivre, une route à prendre.
Alors ce livre fait du bien car il prend son temps, comme celui qui l’écrit, comme celui qui le lit.
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Gérard Trèves… je n’invente rien, un nom prédestiné pour faire une pause, une parenthèse dans nos vies pressées. Peu importe qu’il soit marcheur ou pèlerin. Peu importe le nombre de villages et d’églises. Cet homme est en marche, et son cœur aussi, qui rencontre les autres venus, comme lui, prendre le temps de réfléchir, respirer, reprendre leur souffle.
Cet homme est de tous les pays, toutes les croyances. Il n’est ni mon ami, ni de ma famille, mais je partage avec lui l’intime et profonde conviction que le plus intéressant dans cette incroyable expérience qu’on appelle la vie, ce n’est pas le résultat… On le connaît, le résultat, c’est le même pour tous les hommes, tôt ou tard… Non, la vie, c’est bien le Chemin. Il faut aimer le prendre chaque jour, semé de fleurs ou d’embûches, le célébrer sans cesse, lui rendre hommage.
Marcher, il y a longtemps, c’était le propre de l’Homme…
En sommes-nous toujours capables aujourd’hui ? >>
Zazie
femme de coeur
Artiste engagée, auteurcompositeur-interprète, très active notament dans les associations Sol en Si, Les Enfoirés…, et bien d'autres !
Photo : © Ludovic Carème
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<< Ce livre est un bonheur qui ressemble au chemin que vous avez suivi. Votre aventure est déjà un exploit physique et sportif. L’opiniâtreté dont vous avez fait preuve, ce que vous appelez « l’envie de continuer, d’aller jusqu’au bout » force le respect. Mais, à travers votre témoignage, en partageant votre expérience, vous nous offrez surtout un beau voyage qui, au-delà du défi physique, représente surtout un défi spirituel, profondément humain.
L’adage « le temps que l’on gagne en voyage est celui que l’on perd en chemin » résonne tout au long de ces pages comme le ferait une bonne paire de chaussures cloutées sur la roche. Car c’est bel et bien le chemin qui compte et marque durablement. Cette histoire est pleine de rencontres qui font aimer la vie et ceux qui l’aiment. Oui, seul le chemin compte et la façon dont on le suit. L’arrivée, le sommet, n’est rien.
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Le rythme lent de la marche à pied nous fait redécouvrir ce qu’est la vérité du temps qui passe. Il nous fait comprendre la richesse qui émane de cette relation harmonieuse à la nature que nous avons abandonnée au profit d’une vie souvent superficielle, rapide, qui nous fait oublier l’essentiel. Enfin la marche, silencieuse et respectueuse, nous fait aimer ce que nous traversons : ces paysages féériques que nous nous devons désormais de protéger. Nous devons passer de l’ère de la destruction à celle de la préservation et ce genre de témoignage nous en donne l’envie.
Merci pour ce merveilleux récit que vous nous offrez et qui saura certainement cheminer dans les esprits.
Bonne route et bien amicalement, >>
Nicolas Vanier
"Le Voyageur du Froid"
Depuis 30 ans, Nicolas parcourt le Grand Nord… Aujourd’hui, fort de ces expériences et enseignements il témoigne de l'urgence qu'il y a à protéger notre planète.
Il ne s'agit pas d'être catastrophiste mais de tirer une sonnette d'alarme tout en faisant rêver. | |
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<< Gérard Trèves débarque à l’aéroport de Santiago de Compostela.
Demain débute pour lui l’inimaginable : joindre Challesles-Eaux, à plus de 2000 kilomètres, à pied.
L’aller, notre homme connaît déjà, mais pas le retour. C’est comme
le jour et la nuit : l’aller est l’aventure du Monde ; le retour,
la découverte de soi. On perd ou on gagne : c’est le pari de la
vie, car il s’agit d’arriver à la maison différent de ce qu’on était
au départ. En vérité, peu y réussissent. C’est plus qu’une épreuve
!
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Le pèlerin doit se débarrasser d’une existence antérieure,
comme d’un mal-être, pour n’être que vie et amour actif.
C’est ce qu’engage notre marcheur, persuadé qu’on ne peut
aimer que si l’on s’accepte tel qu’on est – « Aime-moi comme
tu es ! » lui chuchotait Dieu. Sur le chemin de Compostelle, on
l’appelait la Tortuga et ça a été pour lui plus qu’une souffrance
– « Je traîne la patte depuis plus de 100 km, parfois je marche en
canard pour préserver ma cheville gauche ». Moyenne horaire :
1,7 km. Dur de devenir un homme en de telles conditions, de se
mettre nu devant soi. Au fi l des étapes, Gérard Trèves va laisser
aller ses vieilles peaux, s’ouvrir à une nouvelle naissance : la
sienne cette fois, forgée en ses mains. Habité du profond désir
de renaître, notre pèlerin est remonté vers la vie, à la source de
l’amour qui est de se présenter comme don.
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Ce retour lui a offert la foi, ce qu’il n’avait pu réussir à l’aller.
C’est devenu un croyant en Christ et en Dieu : sans leur aide,
serait-il revenu à la maison « assoiffé de partage » ? Non, c’est
une épreuve Compostelle ! On n’y est pas pour le plaisir, mais
au service de la vie. Le pèlerin la Tortue est entré vivant en celle-
ci, donc en l’éternité. Ainsi d’ailleurs que le lui affi rmait une
pèlerine : « Le ciel est en chacun de nous ». À une condition, de
réussir à l’ouvrir : pas une mince affaire, laquelle réclame courage,
humilité, et surtout d’être visité par la lumière.
L’étonnant avec ce chemin de Compostelle, ce n’est pas tant ce
qui se passe pendant qu’après. S’il ne se passe rien, le marcheur
de Compostelle doit se remettre en chemin : il a échoué. Celle ou
celui qui réussit entre en action, pour l’autre, et par amour – selon le
mot de Raoul Follereau : « Aimer sans agir cela ne signifie rien. ».
L’amour est action : ce n’est pas que des mots ! Et vivre est aussi
agir. C’est ce verbe fait chair que gagne le pèlerin la Tortue : le
Chemin le décide à être charité et partage. Voici son témoignage,
écrit à la face de l’homme. >>
André Dréan
Pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle et auteur d’Aventure Népal (tome 1 et 2) en 2006
aux éditions L’Harmattan | |
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Trèves Organisation & Conseils • Gérard Trèves • B.P. 9 • 73191 Challes-les-Eaux Cedex
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